A jamais jeune
Tu lèves vers l'arc-en-ciel
Comme la première fois
ton visage fasciné
Quelles îles préfigurent
l'intouchable passerelle
Le météore élargit
ton regard qui le reflète
Le pas comme suspendu
tu sens vibrer le silence
Que ta jeunesse interroge
Les profils de l'horizon
vers ton attente convergent
Il semble qu'un miroir courbe
sous la rivière infléchisse
la roseraie des verrières
Ombre et lumière entrecroisent
de leurs longs fils ton passage
Le paysage déroule
l'évidence qu'ont les rêves
Leurs mirages d'eaux rompues
Les charrois approfondissent
le labyrinthe ancestral
des grands chemins sans retour
Le temps jadis immobile
te mène le grand galop
Quelle poussière d'étoile
put transmettre à l'ossature
sa charge phosphorescente
D'infime quartz luisent-ils
à l'intérieur des vertèbres
Sais-tu quelle transparence
traverse en toi l'inquiétude
Quelle persistance obscure
ramène à travers tes songes
l'angle du cristal de roche